DESCRIPTION DE L’OEUVRE

Le Paradis Terrestre est une installation vidéo articulée autour d’images tournées en Amazonie péruvienne en décembre 2003 et la récolte des noix d’Amazonie, quelques mois plus tard.

L’installation est constituée de deux organes complémentaires : à hauteur d’homme, un écran de toile brute est suspendu pour recevoir les images de la vidéo. Face à lui, un arbre en PVC noir, hérissé de tubes en plastique lesquels pendent des câbles, présente une multitude d’écouteurs. Le visiteur s’empare tour à tour des écouteurs qui renvoient à l’image projetée pour écouter diverses pistes sonores, diffusées simultanément.

Ainsi, deux univers s’opposent et se confondent : celui de la forêt vierge et celui de la technologie de pointe, celui du végétal et celui du câble.

L’enjeu qui réside dans la multiplicité des commentaires délivrés par cet arbre est de rendre compte du rapport complexe que nous entretenons avec l’idée de la nature. L’objectif est ici de confronter le spectateur à ses propres représentations mentales de la forêt « vierge », des modes de vie « primaires ».

L’arbre à câbles, en tant qu’hybride menaçant, se présente comme un symbole de l’absorption des cultures ancestrales par les valeurs occidentales, via le spectacle de la toute puissance technologique.

Le Muséum/ Musée des Confluences de Lyon, dans le cadre de l’exposition Commerce équitable, présente, du 14 décembre 2004 au 09 janvier 2005, l’installation vidéo Le paradis terrestre. Egalement à Lima et la ville de Puerto Maldonado, Pérou, pendant la même période.